Publié le par Andréanne Marquis

 

Résiliente

 

Je vous ai déjà parlé de trouver les vraies raisons de l’entraînement. Des raisons qui font de la phrase « dépasser ses limites » une phrase tellement plus saine! Mais on va se le dire, maudit que c'est choquant quand un obstacle vient déranger le dépassement desdites limites. Par obstacle, j’entends faille physique ou mentale qui restreint notre entraînement ou l'arrête complètement. Quand ça arrive, disons qu’on a besoin d’une bonne petite voix en-dedans. Une voix positive, patiente et surtout TRÈS à l’écoute de notre corps. Appelons-la : Résiliente. Elle n’est pas facile à pogner Résiliente. Soit qu’elle est bien occupée ou qu’elle est timide. Dans le fond, je ne sais pas trop comment te dire ça, mais quand elle passe, attrape-la pis lâche-la pas parce que c’est ta best buddy pendant ton training dans le camp d’entraînement « réhabilitation ».

J’avais envie de te parler de résilience aujourd’hui entre autres parce que je suis blessée, mais surtout parce que c’était le thème de la première émission de « Je vais à Rio » diffusée sur les ondes de Radio Canada. C’est mon amie qui m’a d’abord parlé de l’émission et ensuite d’une phrase qui l’avait profondément touchée. À mon tour, j'aimerais attirer ton attention sur cette phrase : « On ne change pas une crevaison en roulant, il faut savoir arrêter à un moment donné… » C’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mais le médecin qui a dit ces mots-là, ben lui, il a vraiment attrapé Résiliente quand elle est passée.

 

Tsé dans la vie, une personne peut soupirer quand tu parles, croiser ses bras, rouler ses yeux, si tu ne l'écoutes pas, il y a des chances qu'elle cesse toute communication avec toi. C'est un peu la même histoire avec notre corps. Si on est blessé, c'est qu'il nous avait déjà envoyé plein de petits signes qu'on a décidé de taire. Au moment de la blessure, il est trop tard… Si on ne l'a pas écouté, eh bien, lui, il ne collabore plus. 

C'est difficile tu vas me dire. Je le sais tellement! Ce n’est pas facile de savoir se parler parce que c’est comme un combat entre deux sois à l’intérieur de notre maudite tête de cochon de sportif. Lequel t’écoute le plus? Lequel dit vrai? Résiliante ou bien Orgueilleux?

Malheureusement, je n’ai pas de réponse pour toi. Tout est une question de feeling, de personnalité et, surtout, de vécu. J’ai juste envie de te dire qu’Orgueilleux, bien il est pas mal plus accessible et présent dans une année d’entraînement! Tu le côtoies beaucoup plus souvent que ton côté doux, à l’écoute et patient! Fait que, moi, j’ai pour mon dire que si tu t’es rendu à devoir te calmer le pompon… écoute-toi donc pendant ce laps de temps-là! Tout dépendamment du niveau de la blessure, il y a toujours plein d’alternatives qui sont là pour faire sortir le méchant autrement anyway. Ah oui, et en passant, un mal ça arrive toujours pour un bien… Donc dis-toi que d’aller faire un petit tour au camp d’entraînement « réhabilitation » ce n’est jamais ce qui a de plus challengeant, mais ça ne peut qu’être bénéfique!

 

Bon entraînement les machines!

 

Carolann

 

 

Crédit photo : Instagram Lululemon