Publié le par Andréanne Marquis

 

On rit fort, on parle en criant : les soirées de filles

 

Un soir entre filles, on vide des bouteilles de blanc, puis de rouge, autour de l’îlot.

Ça commence avec du small talk, ça bifurque vers le sérieux des conversations qu’on peut avoir uniquement avec ses meilleures amies, sa gang de chums.

On jase d’un gars, d’une autre fille aussi, qui justifie ses nombreux one nights par une quête hyper intense de l’amour de sa vie. Ils sont probablement les auteurs du fameux proverbe « à force de swiper, tu vas trouver » ou encore « ton grand amour boit une bière accoté au bar en t’attendant patiemment, sort de chez vous pis tu vas le rencontrer ».

On rit fort, on parle en criant.

On en vient à parler « d’avant ». Le secondaire, le cégep. Des gens qui ont changé, de ceux qui sont restés les mêmes, de ceux dont on n’a plus jamais eu de nouvelles. On admire les efforts qui se cachent derrière la carrière florissante d’un gars de la gang, on exprime notre surprise de voir un bébé arriver dans la vie d’une autre.

On en profite pour évacuer les frustrations du quotidien. Incapacité à trouver un homme pour satisfaire des envies de nuits torrides, collègue qui tape sur les nerfs au bureau ou difficulté à trouver le meilleur savon à linge qui-sent-bon-mais-qui-sent-pas-trop-fort : les oreilles sont grandes ouvertes, les commentaires et suggestions les bienvenus.

La playlist mise sur le mode aléatoire nous envoie des chansons qu’on n’écoute pas vraiment, mais quand LE jam du siècle décolle, le salon se transforme automatiquement en dance floor.

On rit plus fort, on parle encore en criant. 

Les bouteilles de blanc, puis de rouge, ont été vidées. Les cocktails prennent le relais.

 

 

On juge un peu l’ex d’une des filles et sa nouvelle conquête. Pas question de dire que la nouvelle blonde est jolie et qu’elle a l’air sweet, ça non. Quoi qu’on en pense, on dira plutôt qu’elle ne pourra jamais accoter notre amie à nous, et ce, sur tous les plans.

On est rendues un peu croches, les cheveux dépeignés, tannées d’être maquillées.

Tout ça pour vous dire, encore : je nous aime.  

»Un p’tit mot clé-en-main à partager à ta belle gang de chums : à utiliser, et à réutiliser aussi souvent que possible«

 

Maude.