WW - L'entreprenariat, une question de feeling et d'avocats

WW - L'entreprenariat, une question de feeling et d'avocats

septembre 25, 2017

 

L'entreprenariat, une question de feeling et d'avocats

 

 

Retour sur la conférence avec l'équipe Womance à Montréal.

 

Au milieu des 3136 pieds carrés de sa boutique sortie du web au centre Alexis-Nihon, Andréanne Marquis revient sur son parcours d'entrepreneure et en profite pour partager son expérience avec les futures businesswomen présentes. « Dans ma tête, c'était simple-simple-simple... Ça ne l'a pas été du tout! »

 

D'entrée de jeu, Andréanne fait valoir l'importance de s'entourer de personnes compétentes et de ne pas hésiter à solliciter leur aide. « S'il y a une leçon à retenir, c'est qu'il ne faut pas avoir d'orgueil et poser toutes les questions qu'on peut avoir », affirme l'entrepreneure. Sa devise personnelle: « Pour aller au top, il faut s'entourer des tops. »

 

Tout un réseau de professionnels gravite autour de l'entreprise Womance, à commencer par la boîte de communication marketing Mauvais Garçons pour bâtir l'image de marque. Andréanne compte également sur son avocat pour tout ce qui concerne les contrats et les formulaires légaux, l'inscription au registre des entreprises, etc., infusant une bonne dose de pragmatisme au projet. « Les avocats posent les questions qu'on ne veut pas poser, comme: Quand est-ce que ça sera rentable ? On se lance en affaires pour en vivre, il faut réfléchir à quand l'investissement va nous revenir. »

 

L'entrepreneure recommande aussi d'engager un bon comptable pour superviser le volet financier. Elle insiste sur la nécessité de signer une convention d'actionnaires si l'entreprise appartient à plus d'une personne et, surtout, de choisir minutieusement ses partenaires. « Quand tu lègues des parts à quelqu'un, il faut qu'il ou elle t'apporte quelque chose que tu ne trouveras pas ailleurs et que tu ne peux pas offrir toi-même. »

 

To feel or not to feel

 

Pour la créatrice de Womance, « l'instinct, c'est la clé ». L'intuition guide toutes ses décisions et c'est ainsi qu'elle a renoncé à son premier partenaire d'affaires pour fonder l'entreprise par elle-même: un « je l'feel pas » qui lui a coûté 12 000 $. Wait, what?

 

On a souvent reproché à Andréanne de ne pas aller assez vite, de ne pas oser prendre de risques. Elle réplique toutefois qu'une croissance fulgurante ne fait pas partie de ses objectifs de carrière. « L'appât du gain, ce n'est pas ça qui m'excite. Je le fais pour l'accomplissement. »

 

Ceci étant dit, l'échec ne lui fait pas peur. « Dans le pire des cas, on se plantera, on se relèvera et on commencera autre chose », déclare l'entrepreneure, ajoutant qu'elle préfère faire faillite à 27 ans qu'à 40.

 

Des débuts difficiles

 

« Le premier mois, j'ai vendu quatre t-shirts et une jupe », se souvient Andréanne. Elle travaillait alors dans un bar pour pallier l'absence de profits de la boutique. L'entrepreneure a éventuellement décidé de se consacrer à temps plein à son projet d'affaires malgré le revenu assuré par son deuxième emploi. « À quel moment tu dois lâcher ta job? Au moment où ça t'empêche d'avancer dans ta compagnie. » À son avis, il faut évaluer et prioriser ce à quoi il vaut vraiment la peine de consacrer son énergie.

 

Andréanne soulève que la précarité financière peut avoir ses avantages : « Ne pas avoir d'argent te fait réaliser où tu en mets trop. » Son budget serré lui a permis d'en apprendre davantage sur la comptabilité, voire d'aimer ce domaine. Son parcours l'a aussi amenée à apprécier ce qu'elle a, et à découvrir le temps idéal de cuisson des plats surgelés Michelina's Alfredo (« 2 minutes 30, sinon ça fige! »). Évidemment, cet aspect moins glamour de l'entreprenariat demeure méconnu. « Sur les réseaux sociaux, tout [y compris se lancer en affaires] paraît toujours plus beau et parfait. »

 

Dans ce milieu d'hommes, devoir faire sa place en tant que femme représente un défi supplémentaire. « Je me suis déjà fait dire dans un meeting: "Est-ce qu'on peut parler au gars dans l'équipe?" »

 

Réinventer le commerce de détail

 

Qu'à cela ne tienne, l'équipe exclusivement féminine a grandi et, après quelques boutiques éphémères par-ci, par-là, s'est lancée dans une tournée de centres commerciaux à travers la province – du jamais vu. Andréanne admet que cela ne plaît pas à tout le monde dans le milieu, mais « notre but est de progresser et de faire des choses inédites […] nous voulons amener les commerçants à changer la façon dont ils font des affaires. »

 

Pour l'entrepreneure, le plus important est de faire en sorte que la personne qui achète se sente spéciale. « Le but n'est pas d'aller chercher plus de clientèle, mais de mieux connaître celle qu'on a déjà. » Cela permet de proposer des items plus adaptés et de créer un attachement à la marque. La qualité avant la quantité, c'est vrai pour les vêtements et pour les consommatrices.

 

Aujourd'hui, Womance et sa créatrice ont le vent dans les voiles. « As-tu toujours vu grand ou ta vision a grandi? », demande-t-on pendant la période de questions. « Honnêtement, je ne voyais pas grand-chose! » répond Andréanne en riant.

 

Son feeling a vu juste en tout cas.

 

***

 

Avis aux intéressé-e-s, Andréanne s'est récemment alliée au Groupe Park Avenue pour lancer le concours « En route vers l'avenir », offrant la chance de remporter un kit de démarrage d'entreprise incluant une bourse de 5000 $ et 35 heures de mentorat. Les détails ici.

 

 

Julie Levasseur

 




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