Publié le par Andréanne Marquis

 

Devenir ce qu'on a toujours voulu fuir

 

C’est drôle à quel point la vie met sur notre chemin des événements, des situations, des opportunités et des hasards dans les moments où on en a le plus besoin. Bien souvent, on ne sait même pas que nous avons besoin, mais lorsqu’on les croise sur notre chemin, on se rend compte à quel point ils étaient nécessaires, à quel point ils nous permettent de nous accomplir et de devenir plus grands, plus forts.


Anecdote personnelle: cet été, après les vacances, mon retour au bureau a été plutôt difficile. Au cours de mes vacances, y a eu de la houle dans mon coeur et dans ma tête. La seule pensée de retourner au travail m’angoissait. Et ça n’avait rien à voir avec la nostalgie estivale ou le bien-être ressenti en vacances. C’était bien plus profond que ça. C’était mes trippes qui me «shakaient» pour me faire comprendre ce dont j’avais besoin pour mener la vie de mes rêves, avec toute ma passion, ma détermination et ma créativité. Je me sentais mal de me sentir comme ça. J’avais un super emploi, une équipe de travail incroyable… Je n’étais pas à plaindre. Mais je n’étais pas heureuse non plus.


Je me souviens encore d’un vendredi soir, sur la route pour rejoindre ma famille, j’écoutais Alexandre Poulin à tue-tête dans ma voiture et j’ai éclaté en sanglot en l’écoutant chanter:


« J’ai vraiment l’impression de devenir ce que j’ai voulu fuir ».


Voilà. C’était ça mon «feeling». Depuis toujours, je me disais que je ferais ce qui me rendrait heureuse, que je ne laisserais pas un emploi me rendre malheureuse… et voilà que je vivais exactement ce que je m’étais toujours promis de ne pas vivre. Vingt-trois ans, un bac en poche depuis seulement un an et déjà, je me retrouvais au point où je ne voulais jamais me retrouver.


Mais comme je vous l’ai dit, la vie met sur notre chemin des surprises incroyables, au moment où on en a le plus besoin. Et me voilà, depuis quelques jours, travailleuse autonome. Fini l’emploi qui me fait pleurer. Fini le faux sourire. Fini les larmes en écoutant mon chanteur préféré. Ce n’est pas vrai que je vais devenir ce que j’ai toujours voulu fuir. Oh que non! Et vous aussi, vous avez ce pouvoir-là, de partir à la course si vous voyez que vous devenez quelqu’un ou quelque chose que vous n’aimez pas. Tsé, le bonheur aussi c’est une richesse naturelle et il faut y faire attention!

 

Mélissa