Publié le par Andréanne Marquis

 

 

Trop cool pour être heureux? Non merci!

 

« Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles, mais uniquement par manque d’émerveillement. » G. K. Chesterton

 

Quand on est enfant, on s’émerveille de tout et de rien. Chaque minute est une aventure et on apprécie la vie sans se poser de questions, sans aucune gêne. Puis un jour on grandit et ce nest plus cool de démontrer notre enthousiasme. La joie, ça fait teeeellement 2002.

Maintenant, la tendance est au je-men-foutisme. La nonchalance est un incontournable de la saison au même titre que les cheveux mi-longs et le dernier CD dAdele. On est supposé être blasé et indifférent à la moindre émotion, sous peine de paraître complètement fou/folle ou trop « intense ». Je dis non.

Moi je dis que cest correct de s’émerveiller quand on a 20, 30, 75 ans. Plus que correct, cest beau. Cest beau de voir quelquun passionné par telle chose ou en admiration devant telle autre. Des étoiles dans les yeux, ça va bien à toutes les tranches d’âge.

 

Si on ne vit quune fois, je ne vais certainement pas mempêcher d’être surprise, heureuse ou éblouie quand je le suis. Tant pis si ce nest pas cool, mais je nai aucune honte à être remplie de joie quand je croise un chien cute dans la rue ou quand japprends que je peux changer mes frites normales pour des frites de patate douce au restaurant. Le bonheur est dans les petites choses, après tout.

Cest sûr que ça doit être le fun de se sentir mystérieux, savamment inatteignable derrière un mur de no fucks given. Cest sûr que ça doit être plus facile de se foutre de tout et tout le monde, tout le temps. Quand même, ça ne mintéresse pas de prétendre que je suis au-dessus de ça, moi, les sentiments. Je refuse que « meh » ne devienne mon mood par défaut. 

Je suis le genre de personne qui pleure quand elle va voir des spectacles et qui rit jusqu’à en avoir mal au ventre quand cest inapproprié. Jaime les points dexclamations, les CAPS LOCK et les autocollants Facebook (oui, même les Minions). Je vis avec émotion et je vis bien avec ça.

En 2016, ma résolution est de continuer daimer ce que jaime sans aucune culpabilité et de façon tout à fait non-ironique. Aussi quétaine/matante/cliché/basic-white-girl que ça puisse être. Je ne veux pas de « K. », « ugh » ou « whatever »; je vise le « YAY », « WOW » et « OH MY GOD JE CAPOTE ». Si ça vaut dire que je ne serai jamais cool, ainsi soit-il. 

 

Ce qui est cool aujourdhui ne le sera probablement plus dans six mois anyway.

Bonne année à toutes les Womances!

 

Julie Levasseur