Publié le par Andréanne Marquis

 

Ode au sommeil

 

La durée idéale de sommeil pour un adulte est de 7 à 8 heures, mais j’ai l’impression que dans mon cas c’est toujours 5 minutes… de plus. 

 

Je pense que je pourrais dormir jusqu’à l’infini. Il faut dire que j'ai une propension naturelle à la grasse matinée. Mon sentiment préféré est certainement de fuir mes responsabilités, enfouie sous les couvertures. Ce n’est pas pour rien que j’ai besoin de trois alarmes pour me sortir du lit. Pour l’anecdote, celles-ci se nomment « réveille-toi », « debout » et « c’est rendu grave ». Ça veut tout dire.

Il y a de ces humains-rayons-de-soleil lève-tôt qui sont alertes et fringants dès 7 h, prêts à commencer la journée. Moi, quand je me lève à 7 h, je suis en guerre contre la vie – et c'est elle qui gagne. Je pourrais être une personne matinale si les matins arrivaient autour de midi. Avant ça, je ne suis que semi-fonctionnelle.

J’ai essayé tous les stratagèmes pour développer un rythme veille/sommeil normal : instaurer une routine pré-dodo, boire une tisane, lire un livre, me lever à la même heure tous les jours… Échec, échec, échec, échec. Manque d’assiduité ou de volonté? Peut-être. L’intention était là pourtant.

 

 

Le sommeil est à la fois une bénédiction et un fléau, puisqu’il remédie à tous les problèmes sans le moindre effort. C’est facile de se laisser tenter. En dormant, on oublie nos tracas au travail, nos relations houleuses, le stress et les déceptions du jour. On se réveille calmes, reposés et beaucoup plus en mesure de prendre des décisions éclairées. Si seulement le reste de la journée pouvait être aussi simple.

Malgré tous ses bienfaits, dormir est souvent la première chose qu’on néglige. Une dissertation à rédiger pour le lendemain? « Pas de problème, je me coucherai plus tard ce soir! » On ne voudrait surtout pas manquer un épisode (ou une saison…) de notre série préférée pour quelques heures de repos nocturne. Ce n’est quand même pas de notre faute si les visionnements s’enchaînent automatiquement. Oui, c’est de toi que je parle, Netflix.

Saviez-vous que l’être humain est le seul mammifère qui retarde volontairement son sommeil? Des millions d’années d’évolution pour en arriver à cette épuisante réalité. Je n’ai pas fait d’études sur la question, mais je parie que les étudiants en fin de session font augmenter la moyenne de fatigue. Du moins, c’est ce que je déduis en voyant les cernes sous les yeux de mes camarades de classe ces temps-ci. 

Bonne nouvelle, toutefois : des scientifiques britanniques sont récemment venus à la conclusion que l’école ne devrait pas commencer avant 10 h au niveau secondaire et 11 h pour l’enseignement supérieur. Une seule visite dans une salle de cours un lundi matin suffit pour confirmer cette hypothèse. Si jamais quelqu’un veut approfondir les recherches en la matière au Québec, je me porte volontaire comme tribut.

 

On dit qu’il faut suivre ses rêves… donc je retourne me coucher. 

 

Julie Levasseur

 

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