Publié le par Andréanne Marquis

 

 

Parce que les mots me manquent

Je suis assise au Starbucks, mon ordinateur ouvert sur la table en bois qui me fait office de bureau temporaire. Un latté, mon carburant, se tient bien fièrement à sa droite. Et moi je suis là, les bras croisés, à fixer la page blanche qu’affiche mon écran. Je ne sais pas quoi écrire.

 

Depuis vendredi dernier, je suis rivée à mon cellulaire plus que jamais ; je ne suis pas la seule. J’écoute, je regarde et je lis  dans le but de m’informer et de, naïvement peut-être, essayer de comprendre. Je parcours les sites de presse, je prends le temps de lire les journalistes autant que Monsieur et Madame Tout-le-monde qui prennent Facebook comme tribune le temps d’un statut. Je n’approuve pas tout ce que je lis, loin de là, mais je choisis d’en faire fi. 

Je suis celle qui a envie de citer tout ceux qui arrivent à trouver les bons mots alors que moi, j’en manque. Je salue leur plume, je salue le courage qu’ils ont de l’utiliser. Ça donne des textes tellement beaux, tellement justes. 

Crédit photo : https://pixabay.com/fr/machine-%C3%A0-%C3%A9crire-livre-801921/

En meublant cette page à ma façon, je pense à Margaux, ma belle amie française que je trouve encore plus loin qu’à l’habitude. Ça fait environ quatre mois qu’on s’est dit « à la prochaine » alors qu’elle retournait chez elle. Pendant son escapade au Canada, Margaux a prononcé les paroles qui suivent, un discours qui m’a marquée et dont je me souviendrai toujours :

«Tout le monde peut peindre : suffit d’avoir des pinceaux, de la peinture, et un canevas. Tout le monde peut peindre, mais au final, toutes les toiles ne seront pas affichées dans une galerie d’art. C’est la même chose pour l’écriture : tout le monde peut écrire, mais tout le monde n’a pas le don d’enligner les mots les uns après les autres pour en faire un chef-d’œuvre. »

Je suis toujours assise sur cette même chaise du Starbucks, en ne sachant trop quoi dire, quoi écrire d’autre que merci. Merci à ceux qui trouvent les mots dans ces moments où on peut en manquer. 

 

Maude