Publié le par Andréanne Marquis

 

On vit pour des moments comme ceux-là

Que le déplacement soit court ou long à n’en plus finir, je prends l’autobus pour aller du point A au point B. Pour survivre à mon trajet, je me branche toujours sur mon soluté maison : la musique. Je regarde par la fenêtre, je prends une pause pis je me laisse aller à penser à tout et à rien. à force de regarder le paysage défiler devant mes yeux, j’ai pris conscience de quelque chose. 

 

Je me suis rendue compte qu’on vit pour des moments comme ceux-là. On vit pour ces moments où tout semble arrêter autour alors qu’en fait, tout continue de tourner. 

Y’a de ces instants où on croirait détenir le pouvoir de contredire la loi du temps, celle qui dit que les secondes, les minutes et les heures s’écoulent à un rythme effréné sans relâche. 

Quand un trop plein de problèmes nous assailli, ces périodes particulières nous font oublier que cette vie qu’on mène est la nôtre. Elles ont aussi ce pouvoir de nous faire apprécier au maximum que cette même vie est la nôtre quand les bonnes nouvelles et les bons coups fusent de toutes parts. 

 

Ces moments, ceux où tout semble arrêter alors que tout continue, ils nous font vivre les plus belles des émotions. On valse souvent entre sourire en coin et rires incontrôlables. On peut se rendre dans une zone où règnent calme et réconfortant, tout comme on peut se laisser emporter par adrénaline et passion ardente. Mais toujours, on se sent plus vivant que jamais. 

On vit pour ces moments, mais aussi pour les personnes tellement précieuses qui nous permettent de les enchaîner les uns après les autres. 

Y’a les membres de notre famille, ceux qui sont là depuis le jour zéro et avec qui on partage des liens de sang. On retrouve aussi les meilleur(e)s amis, ceux qui sont entrés dans notre vie en cours de route pour ne plus jamais en ressortir. On ne peut passer à côté des amis et connaissances, ceux qui reprennent leur place à nos côtés sans encombre, peu importe le temps d’absence ou les kilomètres de distance. Puis il y a les amours : les coups de foudres passagers dont le numéro de téléphone traîne dans les dédales de notre cellulaire, tout comme les éternels qui ont laissés leurs initiales tatouées sur notre cœur. 

Quand je vois la ville défiler par la fenêtre de l’autobus, je sais avec certitude que ça grouille de vie un peu partout. Mais quand je suis avec ces personnes, j’en viens à me poser une question, aussi naïve soit-elle : si le monde continue de tourner autour mais qu’on n’est pas là pour le constater, continue-t-il vraiment de tourner?

 

Maude.