Publié le par Andréanne Marquis

 

 

C’est juste une question de contexte.

 

 

Si vous voulez me faire angoisser, y’a pas mieux que de m’installer derrière un volant. Avoir le contrôle de mes pieds pour marcher, ça va. Je dirais que c’est le moyen de transport le plus sécuritaire pour moi. Mais le vélo, sérieux. Est-ce qu’on peut se parler du vélo?

J’ai l’air de la pire moumoune de la Terre, mais que voulez-vous, je sens tous mes moyens m’abandonner quand je m’assois sur le siège d’une bicyclette et que le bout de mes gros orteils est le seul contact que j’ai avec le sol. Je me vois déjà sur un lit d’hôpital, les genoux et les coudes en sang, me faire annoncer que j’ai une commotion cérébrale. Une conclusion peu joyeuse à deux scénarios : soit je me fais foncer dedans par une auto, soit JE fonce dans une auto en tentant de ne pas me faire foncer dedans. Moi, m’amocher en faisant une activité qui me déplait, c’est pas trop mon but.

 

 

« Okay la gang, au lieu de prendre le métro, on voyage en Bixi aujourd’hui. » Ça, c’est la phrase que mon ami a lancé dimanche avec un enthousiasme à faire éclater des murs de béton. Ça, c’est ma réaction : « ............?????...................!!!!!!!!! » Imagine une face de fille pas sûre pantoute de tripper avec un sourire aigre-doux. Voilà. C’est en plein ça.

Au final, j’ai suivi le groupe et je me suis payée un bolide à deux roues. Au pire, une fois ma commotion cérébrale guérie, on pourra rire de la fois où je me suis plantée en Bixi à Montréal par une belle fin de semaine d’avril 2016.

On n’en rit pas encore : le médecin n’est pas certain du temps qu’il faudra pour m’en remettre... Je n’ai pas eu de commotion, c’est encore plus surprenant que ça.

J’aurais jamais cru dire ça, mais j’ai a-do-ré faire de la bicyclette.

Faire du vélo toute seule ou durant une sortie d’éducation physique au secondaire, c’est plate longtemps. Mais rouler avec sa gang, au gros soleil, le vent dans les cheveux avec un arrêt crème molle dans le Vieux-Montréal, ÇA c’est parfait. ÇA, c’est le fun. Ça ne m’a pas empêchée d’avoir quelques difficultés techniques, du genre presque foncer dans un enfant, mais j’ai eu du plaisir comme Marina Orsini en a à animer son talk-show matinal.

Je me rends compte que c’est un peu comme ma relation avec le jambon. Manger des tranches de jambons à l’ananas ou à l’érable, j’haïs ça. Mais manger du jambon dans un sandwich ou un sous-marin, je trippe.

Au fond, on peut (presque) tout aimer dans la vie. C’est juste une question de contexte.

 

Maude